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"Une fille soumise, la nommée Marie Leforban demeurant rue des Plâtrières (20* arrond.), se rendait vers minuit et demi, chez une demoiselle Bellemain, blanchisseuse, 4, imp. Questre (quartier de la Folie-Méricourt), et lui cherchait une querelle violente :
— Tu m'as volé mon amant, criait-elle, je veux me venger !
Joignant aussitôt le geste à la parole, la fille Leforban se jeta sur sa rivale et à plusieurs reprises, lui plongea un poinçon dans l'épaule gauche et dans le cou.
La demoiselle Bellemain, grièvement blessée, a été transportée à l'hôpital Saint-Louis.
Quant à la coupable, arrêtée sur-le-champ elle a été mise à la disposition de M. Baissac, commissaire de police de la Folie-Méricourt.
Plusieurs ouvriers du quartier Saint-Antoine se trouvaient, à deux heures du matin, dans le faubourg de ce nom, lorsqu'à la hauteur du n° 9, un groupe de souteneurs se mirent à les invectiver ; des injures on vint aux coups. Les nommés Georges Calende, vingt-six ans, ouvrier ébéniste; Edouard Lecomte, dix-huit ans, et son frère Albert, demeurant ensemble 44, rue Saint-Bernard, furent violemment pris à partie par leurs agresseurs.
Georges Calende, frappé d'un coup de couteau dans le dos a été immédiatement transporté à l'hôpital Saint-Antoine dans une voiture de l'ambulance urbaine, mais il est mort en y arrivant. L'arme avait perforé le poumon. * -
Le corps a été déposé au poste Sainte Marguerite en attendant les suites de l'enquête. "-
Un des assistants, Léon B.., chaudronnier, a déclaré aux agents accourus aux cris des blessés, que celui qui avait frappé avec son couteau était un garçon marchand de vins, Louis Rigal, dix-huit ans, demeurant 72, rue Traversière.
Prévenu, M. Legain, commissaire du quartier, s'est transporté à cette adresse et a mis en état d'arrestation le meurtrier, qui, avec une rare inconscience, se disposait à se coucher, après avoir lavé son couteau dans une cuvette, qu'on a trouyé encore pleine d'eau rouge de sang.
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La mode des cartes de visite pour le jour de l'An disparaîtra, dit-on, pour 1894.
Tant mieux, mille fois tant mieux ! Rien de banal, rien d'inutile, rien de gênant comme cette vieille coutume.
Que l'on écrive à des amis quelques mots affectueux sur une carte, dans une enveloppe fermée, passe encore ! Mais une simple carte dans une enveloppe ouverte — pour ne payer qu'un sou de timbre et faire l'économie de deux sous — c'est vraiment une absurdité. Ajoutons que les cartes ainsi envoyées courent la chance de s'égarer au milieu du fatras des prospectus, qu'elles embarrassent les facteurs, les portiers et surtout les destinataires, qui se croient obligés de répondre à ces soi-disant politesses.
L'amitié qui se cote à un sou ! Vraiment, ce n'est pas la peine. De grâce, réalisons cette économie-là. Bornons-nous aux visites en personne, supprimons les visites par cartes et surtout pas d'enveloppes non cachetées, car rien n'est plus bourgeois, pour ne pas dire épicier.
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